jeudi 28 février 2008

Premiers contacts

J-10

Plus la date limite approche et plus mon angoisse monte. Si je m'écoutais, je réécrirais entièrement mon roman. Mais je sais que ce n'est pas raisonné.

J'ai pris un contact avec un éditeur chez qui j'ai déjà publié un texte et qui, gentiment, accepte de prendre mon manuscrit au salon du livre. Je dois en contacter un autre dont on m'a aimablement donné le mail et qui est plus dans le domaine jeunesse. J'ai des doutes concernant l'aspect jeunesse de mon roman mais les avis étant partagés, autant essayer.

J'ai eu la chance de rencontrer quelqu'un qui m'a conseillée un site internet où chacun partage ses oeuvres et fait des commentaires sur les oeuvres des autres. L'accueil m'a réchauffé le coeur. Le début de mon roman n'a pas exalté les esprits mais n'a pas reçu trop d'oprobres non plus. J'y vois un bon signe.

Les dernières corrections sont en cours. Il me faut revoir certains points du texte pour des raisons de cohérence. C'est amusant que ces "incohérences" ne se montrent qu'au bout d'un si grand nombre de relectures, amusant et tellement angoissant...

J'y retourne...

mercredi 20 février 2008

J-17

Aujourd'hui, comme hier, je retouche mon texte, une dernière fois, histoire de l'améliorer encore et toujours. J'ai cependant réalisé qu'à force d'y retoucher pour l'améliorer, on perd un peu de son essence. Certes les mots sont plus beaux, les tournures de phrases plus propres, mais le flux de la création, l'énergie qu'on y avait placés s'étiolent ne laissant que des mots arrangés. Le texte en devient insipide. Le rythme s'amenuise. Il y a comme en toutes choses un juste milieu.

Je compte les jours... J-17. Le 8 mars est la date que je me suis fixée, la date à laquelle j'imprimerai de manière définitive mon texte. C'est angoissant, plus angoissant encore que la page vierge. Un mot suffit à ce qu'une page ne soit plus blanche, même si ce n'est pas le bon mot. Une page blanche appelle à aller de l'avant, à écrire. Mais une impression est d'un immobilisme effrayant. Et pourtant, l'exaltation de confier ce que j'ai écrit à d'autres regards est bien là, mélange d'attente, d'espoir et de peur.

J-17.

lundi 18 février 2008

Pourquoi se faire éditer ?

La vie est faite de rencontres. Je n'apprendrai rien à personne. La vie est faite de patience et d'une bonne dose de chance. On peut être excellent dans un domaine et demeurer inconnu le restant de ses jours par faute de chance. Mais on peut être médiocre et devenir célèbre parce qu'on a rencontré la bonne personne, qu'on se trouvait au bon endroit au bon moment. Notre société nous le démontre quotidiennement à grands coups de Star Académy et autres émissions du même genre.

Cependant, la notoriété reste quelque chose de subjectif et de si éphémère. Je suis une afficionados de Philippe Monot qui est pour moi l'un des meilleurs auteurs français de Fantasy et pourtant... combien de gens ici le connaissent ? C'est injuste. Quand je compare le style de Philippe Monot et de J.K. Rowling, ce n'est pas celle qui a vendu le plus de livres qui écrit le mieux, loin de là. Alors pourquoi elle et pas lui ?

Et est-ce que ça a une véritable importance ? Pourquoi éditer ? Est-ce que l'on désire avoir une part éphémère et restreinte de gloire ? Ou est-ce autre chose ?

Mon père m'a étonnée ce week end. Quand je lui ai dit qu'enfin, j'allais chercher un éditeur pour mon roman, il ne m'a pas proposé de le lire, pas encouragé dans mes démarches. Sa seule réflexion fut qu'il trouvait dommage que je ne publie pas sous mon nom de jeune fille. Peut-être est-ce sa plus belle preuve d'amour : croire suffisamment en moi pour penser que je serai connue dès la sortie de mon premier roman. Ce qui l'a rasséréné est de savoir qu'il existait un lien sur internet entre mon nom de jeune fille et mon nom de femme mariée.

Ma question demeure. Pourquoi se faire éditer ?

Je répondrai pour partager l'univers que j'ai longuement construit...

Mais est-ce la vérité ? Est-ce que je me mens à moi même ? Pas du tout ? Un peu ? Beaucoup ? Complètement ?

samedi 16 février 2008

Le début du début

Je viens de créer ce blog, sur un coup de tête, et peut-être ne fera-t-il pas long feu.

Pourquoi ?

A une époque où tant de gens créent leur blog pour raconter leur vie, leurs espoirs, leurs doutes, leurs rêves, j'ai eu l'envie de participer, peut-être de recevoir un peu de soutien ou juste de me confier à mon tour.

Que je me présente un peu... juste le sommet de l'iceberg.

Je viens de terminer la rédaction d'un petit monstre d'un million de signes, mélange de SF et de Fantasy, et persuadée du bien fondé et de la qualité de mes écrits, j'ai décidé de tenter de le faire éditer. C'est cette histoire que je veux raconter, ici-même. Peut-être cela pourra-t-il servir à d'autres... Vais-je réussir ou au contraire, mon manuscrit se trouvera-t-il refusé partout ? Je n'en sais rien.

A l'espoir d'être éditée se mêle l'angoisse d'être dépossédée de l'histoire que j'ai écrite. Au plaisir de la savoir lue par d'autres se mêle la peur de ce qu'ils en penseront, de ce qu'ils éprouveront. Je me sens déjà frustrée de ne pouvoir lire les expressions sur leurs visages au fil des mots qui s'alignent.

Vous savez tout ou presque... Je pose la première pierre de l'édifice de mon rêve. Suis-je en terrain solide ou sur des terres gorgées d'eau ? Je le saurais bientôt et vous avec moi.

Bonne lecture à vous.