lundi 27 avril 2009

Soulagement - Corrections finales reçues

Ouf ! Un gigantesque ouf !

J'ai reçu les dernières corrections de la part de Gallimard Jeunesse et je m'inquiétais pour rien concernant les scènes de viol et de torture. Il y a bien quelques demandes de changement de termes et une phrase qu'on me propose de supprimer mais c'est tout, absolument tout. Je suis soulagée ! Il ne me reste plus que deux choses à faire. Signer mon contrat et avancer les corrections d'Opale.

Autant la signature du contrat ne me prendra que quelques secondes autant les corrections vont s'étaler sur plusieurs mois, je le crains. Pour l'instant, j'en suis à environ 100 pages sur 700 à corriger. Mais je me connais, je ferai certainement une dernière relecture approfondie de ces 100 pages déjà traitées.

Je voulais également dire quelques mots de Mnémos et surtout remercier cette maison d'édition. Si vous avez lu mon dernier post, vous vous souvenez peut-être que je les avais appelés pour leur dire que mon roman avait été sélectionné par Gallimard Jeunesse et leur demander de me retourner le manuscrit en leur possession. Sachant que le comité de lecture l'avait lu, je leur ai demandé s'ils pouvaient m'envoyer une fiche de lecture. Je m'attendais donc à trouver une bête feuille avec des points positifs et des points négatifs en accompagnement de mon manuscrit. Mais non. C'est un mot très gentil que le comité de lecture de Mnémos a pris le temps de rédiger et je les en remercie. Cela m'a fait plaisir d'apprendre que ce que j'avais écrit leur avait autant plu (surtout le lunsdum ^^) et de lire qu'ils étaient ravis pour moi d'être éditée chez Gallimard Jeunesse. On m'a dit plusieurs fois que le monde de l'édition était un monde de requins. J'aurais tendance à dire le contraire.

Je vais me remettre au travail... :)

jeudi 23 avril 2009

Au revoir Sidoine. Au revoir Oriane.

Aujourd'hui, je dis au revoir à Sidoine et Oriane. C'est un peu triste mais c'est pour la bonne cause. J'ai reçu hier mon contrat de Gallimard Jeunesse et il faut que je me mette sérieusement au travail pour les corrections d'Opale. J'ai eu une surprise d'ailleurs en découvrant avec le contrat d'édition un petit contrat portant sur l'audiovisuel. Je pensais qu'on ne signait ce genre de choses que lorsque le livre faisait un tabac mais on m'a appris que c'était obligatoire pour l'éditeur d'envoyer ce type de contrat en même temps que le contrat d'édition.

Du coup, hier matin, j'ai téléphoné aux maisons d'édition qui avaient encore Opale sous le coude et ne m'avaient pas donné de réponse.

J'ai commencé par Mnémos et j'ai été surprise d'apprendre qu'ils avaient lu Opale et bien aimé. En fait, ils étaient en train de choisir parmi trois manuscrits celui qu'ils allaient éditer et Opale faisait partie des trois. Ca m'a fait plaisir et en même temps, j'ai regretté qu'ils n'aient pas été plus rapides. Eux aussi d'après la personne que j'ai eu au téléphone. Je ne sais honnêtement pas si j'aurais signé chez eux ou Gallimard si j'avais eu le choix. Je suppose que la raison m'aurait fait choisir Gallimard. Je me réconforte en me disant que le prochain roman que j'écris, c'est à Mnémos que je l'envoie. En attendant, ils devraient me renvoyer mon manuscrit avec une fiche de lecture. Je l'ai réclamée pour savoir ce qu'ils en pensaient un peu plus précisément.

J'ai ensuite téléphoné à Chrystelle Camus de Nestiveqnen qui a poussé des cris de joie en apprenant la nouvelle et a décortiqué mon contrat avec moi tout en me donnant plein de conseils utiles. Je la remercie énormément, bien que ne sachant pas si elle passe ici ou pas. Une éditrice qui prend le temps d'expliquer à un auteur débutant comment fonctionne le monde de l'édition, sans que cet auteur ne fasse partie de ses auteurs, c'est une merveille. Merci Chrystelle !!!! Et je croise les doigts pour Nesti.

Mon dernier coup de téléphone fut pour le Belial et fut très court.

Voilà. Maintenant, j'ai les corrections de Gallimard pour à peu près la moitié du roman et je n'ai plus qu'à m'y mettre sérieusement. Mon éditrice m'a dit de prendre mon temps mais je n'aime pas les choses qui trainent. En même temps, Opale est si gros qu'il va me falloir plusieurs mois de travail pour venir à bout des corrections demandées. Et quelques questions demeurent. Les scènes chaudes, sexe et torture, sont à la fin du roman et je m'inquiète un peu des corrections que Gallimard voudra pour ces scènes. Je ne veux ni les supprimer ni les édulcorer. Plusieurs personnes de Gallimard m'ont assurée qu'ils ne voulaient pas de retravail particulier de ces scènes mais j'espère avoir les corrections rapidement pour en être certaine. On parle tous la même langue mais les mots ne signifient pas toujours la même chose suivant les personnes.

Je me mets au boulot !

Et pendant que je traine dans le coin. Merci à tous pour les commentaires laissés. Ils me font très plaisir même si ces derniers temps, j'ai eu tendance à les lire sans y répondre. N'hésitez donc pas. :D

mercredi 15 avril 2009

Festival trolls et légendes de Mons

J'avais promis de parler du festival trolls et légendes de Mons... promesse tenue. Je préviens juste que ce post va être long.

Je ne m'étendrai pas trop sur le festival en lui même. Il y avait une partie costumes et objets en tout genre concernant le moyen âge et les grandeurs nature, une partie consacrée aux jeux, et bien sûr une portion dévolue aux livres. Ce n'était pas bien grand mais suffisant pour se remplir les mirettes et vider son porte-feuilles plusieurs fois.

J'y ai rencontré plein de gens sympas à commencer par les grenouilles de Cocyclics toujours aussi pleines de bonne humeur. D'ailleurs, c'est de l'une d'elle en particulier que je veux vous parler, Garulfo, du moins de l'une de ses lectures qu'elle nous a expliqué alors qu'on prenait un bain de soleil à quelques mètres des tentes des compagnies de grandeur nature. J'avoue ne pas me souvenir du nom de l'auteur de ce livre ni du titre mais j'ai écouté avec attention les propos de Garulfo. Elle parlait de la notion de suspens et des informations à donner aux lecteurs au cours de la rédaction d'un roman ou de la scénarisation d'un film. Souvent, les auteurs débutants ont la fâcheuse tendance de confondre mystère et suspens. Ils entourent les personnages qu'ils décrivent de non dits et, bien que connaissant les événements, ne les décrivent pas à leur lecteur pour faire plus mystérieux. Et ils ont tout faux. Les lecteurs, rebutés par un univers dont on leur clos radicalement la porte, ne comprennent pas où veut les emmener l'auteur et arrêtent leur lecture. Savoir distiller les informations pour permettre aux lecteurs de comprendre l'univers où on les convie sans les lasser ou les assommer et en conservant une bonne dose de suspens est un véritable challenge pour tout auteur de roman ou de nouvelle.

Pourquoi je vous explique cela ? Déjà parce que c'est diablement intéressant, de mon point de vue, et aussi parce que quelques heures plus tard, j'ai eu la chance de pouvoir discuter de ce thème avec Pierre Pevel. Je vous en ai déjà parlé. Il a écrit une trilogie que le chevalier de Wieldstat, Kantz. Dans cette trilogie, on ne connait certains éléments concernant Kantz que dans le 3eme tome. J'ai demandé à l'auteur si l'idée lui était subitement venue ou s'il avait cette idée dès le début. Et il doit être normand parce qu'il m'a répondu "un peu des deux". En fait, il savait dès le début où il allait mais sans les détails. Je lui ai expliqué que de mon point de vue de lectrice, c'était dommage qu'il n'ai pas donné cette information dès le premier tome. Cela expliquait beaucoup de choses sur le personnage et l'aurait rendu plus sympathique au lecteur. Cela a fait sourire Pierre Pevel et il n'a pas cherché à me contredire. J'aurais aimé approfondir le débat mais un train l'attendait.

Sinon, j'ai rencontré Samantha Bailly, jeune auteur, qui sortait son premier livre aux éditions milles saisons. Cela s'appelle "La langue du silence" et c'est le premier tome d'un diptyque "Au delà de l'Oraison". Samantha est une jeune fille très sympathique et très simple, avec une grande force de caractère et il en faut quand on veut devenir écrivain professionnel. Je sais que le tome 2 est en cours de correction alors jetez vous vite sur le premier tome.
J'ai croisé Claire Panier Alix qui m'a rassurée sur l'état de santé de Nestiveqnen dont on n'a plus guère de nouvelles en ce moment. Ils devraient reprendre et heureusement car c'est la meilleure maison d'édition, à mon sens, dans le registre des débutants talentueux.

J'ai eu un authographe de Catherine Dufour pour son recueil de nouvelles "L'accroissement mathématique du plaisir". J'ai commencé ma lecture par "l'immaculée conception" et je ne suis pas déçue du tout. En fait, je l'ai dévorée. ^^
J'ai également vu Gilles Dumay mais là, ça devient presque une habitude...
J'ai discuté avec Jeanne A. Debats de son pc portable. Comme je veux m'en acheter un, je me renseigne auprès des concernés. Et du coup, j'ai eu la joie de connaître l'éditrice de Griffes d'Encre, une jeune femme pleine d'énergie et véritablement rayonnante. A la voir, je n'avais qu'une envie... écrire n'importe quoi pour me faire éditer par Griffes d'Encre. ^^

Une journée bien remplie qui s'est continuée par un resto marocain excellent et une soirée de jeux très animée et très sympathique. Vivement qu'on remette ça !

samedi 11 avril 2009

Les autoroutes

Aaaahhhh... l'autoroute... sa monotonie... ses embouteillages... ses péages... Aaaahhh... l'autoroute... Non, non, vous êtes bien toujours sur un blog d'écrivain en devenir. Mais il faut que je vous explique l'intérêt des autoroutes pour moi.

Je conduis. Ca, c'est un point. J'adore conduire. Sans doute, l'impression d'avoir une quelconque influence sur ma vie, en tenant un volant. Mais passons. On n'est pas là pour parler de moi... quoi que... :D Conduire sur autoroute a un côté mécanique et répétitif qui a un avantage considérable. Le corps occupé par la manipulation du volant et des pédales, l'esprit apaisé par la monotone rectitude de la route, on s'abandonne douillettement à un état de semi-veille qui me semble proche de ce que l'on ressent juste avant de s'endormir. C'est comme si le cerveau tournait en roue libre et là, l'imagination s'emballe.

Hier, en revenant des vacances, j'étais dans cet état, regardant la route sans vraiment la voir, le regard ailleurs, plus loin, très loin. Mon homme venait de me parler de la suite d'Opale, regrettant que je lui ai demandé de ne plus m'en parler jusqu'à ce que j'ai terminé d'écrire les aventures de Sidoine. Je lui avais une fois de plus demandé d'être patient, sachant pertinemment que ma cervelle ne peut travailler sur deux choses aussi différentes qu'Opale et Sidoine dans le même temps. Et là, dans cette semi-torpeur, Opale s'impose à moi. Je vois alors défiler devant mes yeux ébahis le tome deux, en flash. Je m'étais creusée la tête pour la suite, imaginant un road movie, tout en me disant qu'il manquait quelque chose, que ça ne cadrait pas, sans pouvoir déterminer ce qui me manquait. Et là, tout s'est brusquement mis en place. Chacun des personnages du premier tome continuait sur sa lancée et tout s'imbriquait si parfaitement, avec une telle cohésion.

J'ai hésité à en parler à mon homme. Il a la fâcheuse tendance de raisonner et trouver des failles dans les scénarios que j'invente. C'est une aide très précieuse mais parfois agaçante. Quand vous venez de passer des heures voire des jours à essayer de construire quelque chose et qu'on vous le détruit en deux secondes... même pour votre bien, ça a tendance à agacer. Et puis, résignée et désireuse de le faire partager ma vision, je lui ai raconté le tome deux. Et étonnamment, il a été aussi emballé que moi.

Il y a des détails à peaufiner, des pourquoi et des comment à se poser, mais le scénario du tome 2 d'Opale est quasiment dans ma tête. C'est vraiment magique !

Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, ce week end, je me rends à Mons, au festival de Trolls et Légendes où je vais rencontrer des grenouilles et pas des moindres !!! et des amis rencontrés uniquement sur internet. Ca va être la fête ! Je suis même devenue rousse pour l'occasion. C'est dire ! Je vous raconterai tout ou presque, à mon retour.