jeudi 24 septembre 2009

Court message

Un court message pour vous tenir au courant.

Les yeux d'Opale est en cours de relecture chez mon éditrice et ça ne devrait plus prendre beaucoup de temps avant qu'elle ne me recontacte.

jeudi 17 septembre 2009

Les écrivains sont-ils des sportifs de haut niveau ?

Il y a quelques jours, je feuilletais l'un de mes livres de cuisine. Oui, j'adore cuisiner, enfin surtout la pâtisserie, genre tartes, biscuits, cookies... Y en a qui se souviennent de mes cookies au chocolat du dernier salon du livres. Si mes romans ne marchent pas, je pourrais toujours me reconvertir. ^^ Donc, je feuilletais et je suis tombée sur les dépenses caloriques en fonction de son activité et là, étonnée, je découvre qu'écrire représente 120 Kcal/heure et dactylographier 140 Kcal/heure alors qu'être assis au repos dépense seulement 100 Kcal/heure. Vous me direz, c'est quand même pas énorme comme dépense d'énergie supplémentaire, oui, mais...

Il y a quelques temps, j'apprenais que le magazine Bifrost lançait un Appel à Textes sur le thème des vampires. Ce n'est pas un thème qui m'inspire et je n'avais pas enregistré l'information jusqu'à ce que Blacky m'en reparle. Et je ne sais pourquoi, soudain, mon cerveau a décidé qu'il fallait répondre à cet AT et comme une cocotte minute, je suis montée en pression, pour finalement trouver une idée, mardi. Du coup, hier, j'ai écrit un peu plus de 10000 signes, espace compris. J'en suis ressortie éreintée. Ce n'est pas mon rythme habituel de travail et les quelques jours précédents avaient été vierges de toute écriture.

Du coup, je me suis demandée si les écrivains n'étaient pas une sorte de compétiteur, des sportifs de haut niveau. Quand on y songe, l'exercice d'écriture demande une énergie considérable, une énergie essentiellement mentale. Pour prendre mon cas particulier, quand j'écris, je suis dans une bulle, une sorte de transe. C'est comme plonger en apnée. D'ailleurs, il faut que j'en sorte régulièrement pour reprendre un peu d'air avant de replonger. :) J'imagine une scène, la visionne dans ma tête, tout en l'écrivant sur un clavier. Dans ce type d'exercice, la mémoire et l'imagination sont mises à contribution mais également la dextérité pour pouvoir enfoncer correctement les touches du clavier (je tape avec les deux mains pour ma part) et les connaissances autour du langage telles que la grammaire, l'orthographe, mais aussi le soin apporté à la joliesse du texte et du vocabulaire utilisé... Pas étonnant qu'on sorte lessivé d'une séance d'écriture. :)

Ceci dit, au boulot ! Il me reste encore une bonne vingtaine de milliers de signes à écrire pour ma nouvelle.

jeudi 10 septembre 2009

Zorro et Bernardo

Sherlock Holmes et Watson, House et Wilson, Dr. Jekyll et Mister Hide. Ah non, pas ces derniers ! Pourquoi ? Parce que c'est une seule et unique personne voyons...

Mon propos du jour est de vous parler des faire-valoir, de ces personnages qui sont destinés à mettre en valeur le héros, en lui donnant la réplique mais surtout, surtout, en expliquant à tous combien le héros est un homme extraordinaire. :)

L'une des erreurs que l'on commet en débutant dans l'écriture est de dire dans son texte que le héros est très intelligent et très beau et très plein de choses. Le problème est que le lecteur, lui, préfère de loin qu'on lui montre les choses. Les explications de l'auteur ont beau être présentes, le lecteur préfère se faire son propre jugement sur le héros. Et c'est là qu'entre en scène le faire-valoir. C'est par rapport à lui que le héros va montrer à quel point il est intelligent, vu qu'il faut tout ou presque expliquer au faire-valoir, à quel point il est beau, puisque les femmes vont irrémédiablement se tourner vers lui et non le faire-valoir, à quel point, il est fort puisqu'il sauvera d'une mort certaine au moins une fois son faire-valoir, etc. Si votre faire-valoir est une personne normale, le lecteur aura tendance à se mettre à la place du faire-valoir et à considérer de ce fait le héros avec les yeux de votre faire-valoir.

Un autre avantage de la présence d'un faire-valoir ou de tout personnage proche du héros est de pouvoir faire parler votre héros pour approfondir des points essentiels de sa personnalité ou tout simplement éclaircir une intrigue complexe ou encore un univers nouveau pour le lecteur. Dans ce dernier cas, on privilégiera une personne extérieure à ce monde.

Ceci dit, je m'en vais construire un ou deux personnages secondaires pour Sidoine. Grâce à lui et mon homme, j'ai compris qu'il n'y avait rien de mieux que les liens d'amitié pour rendre un personnage sympathique. :)

samedi 5 septembre 2009

google analytics

Cet article n'aura strictement aucun rapport avec la littérature. Il a juste pour but de vous prévenir que ce blog est maintenant géré par google analytics.

Ceux qui ont l'habitude de trainer ici leurs guêtres ont peut-être remarqué qu'il y avait des publicités associées à ce blog et ça faisait un bon moment que je me demandais d'où elles provenaient quand hier, j'ai compris que c'était mon compteur de visites qui les affichaient. Elles étaient gênantes et j'ai donc pris la décision de supprimer le compteur des visites. Mais voilà, un blog sans compteur de visites et malgré les gentils commentaires dont je vous remercie ne rend pas compte du passage existant et l'angoissée que je suis a besoin de savoir si quelqu'un vient lire mes âneries de temps à autre ou pas. Du coup, j'ai décidé d'installer google analytics. Cela ne change rien pour vous sauf que j'ai gagné le droit de savoir par quelle page vous passiez pour venir sur ce blog, le temps passé sur ce blog, votre pays d'origine et le nombre de pages et les pages consultées. Je vous rassure, il n'y a aucun identifiant, pas d'adresse ip à ma disposition...

En signant le contrat google analytics hier, j'ai lu que j'étais tenue de prévenir les internautes de ce "flicage". J'aurais pu prendre un autre compteur gratuit mais le problème est que ces autres compteurs font exactement la même chose que google mais sans le mentionner, sans contrat et sans aucune certitude quant à l'utilisation des données. Avec le contrat google, je suis certaine que ces données n'iront nulle part ailleurs que devant mes yeux.

En espérant ne pas vous avoir fait fuir, voici le texte officiel de google analytics :
« Ce site utilise Google Analytics, un service d'analyse de site internet fourni par Google Inc. (« Google »). Google Analytics utilise des cookies , qui sont des fichiers texte placés sur votre ordinateur, pour aider le site internet à analyser l'utilisation du site par ses utilisateurs. Les données générées par les cookies concernant votre utilisation du site (y compris votre adresse IP) seront transmises et stockées par Google sur des serveurs situés aux Etats-Unis. Google utilisera cette information dans le but d'évaluer votre utilisation du site, de compiler des rapports sur l'activité du site à destination de son éditeur et de fournir d'autres services relatifs à l'activité du site et à l'utilisation d'Internet. Google est susceptible de communiquer ces données à des tiers en cas d'obligation légale ou lorsque ces tiers traitent ces données pour le compte de Google, y compris notamment l'éditeur de ce site. Google ne recoupera pas votre adresse IP avec toute autre donnée détenue par Google. Vous pouvez désactiver l'utilisation de cookies en sélectionnant les paramètres appropriés de votre navigateur. Cependant, une telle désactivation pourrait empêcher l'utilisation de certaines fonctionnalités de ce site. En utilisant ce site internet, vous consentez expressément au traitement de vos données nominatives par Google dans les conditions et pour les finalités décrites ci-dessus. »

mardi 1 septembre 2009

Scott Westerfeld et la littérature jeunesse

Quand j'ai appris qu'Opale était considéré comme un roman jeunesse, cela m'a d'abord choqué et je me suis récriée : "Non, je l'ai écrit pour des adultes !" A partir de ce moment, j'ai cherché ce qui pouvait faire qu'un roman soit considéré pour adultes ou pour jeunesse et je me suis rapidement aperçue que je n'étais pas la seule à me poser ce genre de questions. Il y a notamment eu des discussions à ce propos sur la mare (alias cocyclics).

Il y a peu, j'ai découvert abruptement qu'un auteur de science fiction que j'adore, Scott Westerfeld, écrivait des romans pour adolescents. Vous savez, la série des Uglies et Pretties. Je suis tombée des nues. J'ai adoré "Les légions immortelles" et jamais je ne me serais imaginée que cet auteur si complexe pouvait écrire un roman pour adolescents et pourtant, non seulement il le fait mais avec brio. Ses livres se vendent comme des petits pains. Agacée d'être laissée de côté, désireuse de lire la suite des légions immortelles, j'ai cherché le site de cet auteur pour voir ses projets et je suis tombée sur la faq du site

C'est en anglais mais je vais traduire grosso modo pour les non anglophones. Scott Westerfeld explique qu'il préfère écrire pour les adolescents pour plusieurs raisons.
1) Il a des messages de ces fans adolescents alors qu'il n'en reçoit aucun des adultes. Là, j'ai décidé de lui écrire mais je ne l'ai pas encore fait. S'il suffit de lui dire qu'il est génial pour qu'il écrive la suite, il peut compter sur moi. ^^
2) Il peut aisément changer de genres en littérature jeunesse car les adolescents s'attachent aux auteurs avant de s'attacher à un genre précis.
3) Les livres jeunesses ont une durée de vie plus importante dans les librairies que les romans pour adultes.
4) Les adolescents parlent des livres qu'ils lisent entre eux et cela permet d'obtenir des meilleures ventes sans être obligé de passer à la télé.
5) Si quelqu'un peut traduire le point 5, j'ai pas compris... Désolée.
6) Les livres jeunesses rapportent plus d'argent. D'ailleurs, Scott Westerfeld a décidé de remercier chaleureusement J.K.Rowling tous les jours de sa vie. ^^

Voilà toutes les raisons qui poussent un auteur à préférer écrire pour la jeunesse. Intéressant, non ? Si vous hésitez à écrire de la littérature jeunesse, ça peut peut-être vous aider. :)